Humanisme et Lumieres

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La Sorcière

 

« La Sorcière, le Mage et l'Alchimiste »

 

Au début du 17e siècle, le Marais de Riez est une région riche de ses élevages mais mal christianisée. Ses habitants, se refusant à payer l'impôt royal, sont en rébellion permanente ; et dans l'isolement de leurs marais persistent à cultiver leurs coutumes ancestrales et la sorcellerie.

Paul Garreau, médecin et alchimiste, découvrira aux approches du Marais de Riez un vieux mage qui lui facilitera l'accès à ce pays inhospitalier et lui permettra de rencontrer enfin la Sorcière, dont il sollicitera l'assistance pour soigner un chevalier rebelle.

 

Ce roman a été pour moi l'occasion de décrire la sorcellerie, la magie et l'alchimie, telles qu'elles se pratiquaient encore au dix-septième siècle. Sorcellerie, magie et alchimie sont trois formes d'exercice d'un pouvoir occulte ; un pouvoir mystérieux de l'esprit humain, qui a intéressé et continue d'intéresser beaucoup d'esprits curieux.

Au 18e siècle il y eut un regain d'intérêt et même de l'engouement, pour les sciences occultes, peut-être en réaction contre le rationalisme, fleurissant avec le Siècle des Lumières, mais aussi pour perpétuer une vision spiritualiste du monde, face à la tentation matérialiste.

Ce combat de la raison contre la superstition, était engagé dès le 17e siècle.

La sorcellerie est la mise en œuvre de croyances, de techniques et  d'arts, incompréhensibles au profane, et dont la reproduction est pratiquement inchangée depuis des siècles, peut-être des millénaires. Ce qui atteste de la permanence de certaines « modalités » de l'esprit humain, de certains modes de pensée. Elle a trouvé sa source dans l'animisme, cette forme première du sentiment religieux. Fondamentalement païenne, donc hérétique ; sa diabolisation s'imposait.

La limite qui sépare les sorciers des magiciens est souvent difficile à fixer. La magie, comme la sorcellerie, est l'art de produire par des procédés occultes, des phénomènes sortant du cours ordinaire de la nature et qui paraissent inexplicables au profane. La magie est venue d'Orient ; elle est, à l'origine, l'art des « mages », caste sacerdotale des Mèdes, disciples de Zoroastre. Ils cultivaient essentiellement l'astrologie, à laquelle ils rapportaient toutes leurs connaissances de la nature.

L'alchimie[1], venue d'Orient elle aussi, était un ensemble de connaissances et de techniques plus ou moins ésotériques, portant sur les substances naturelles, sur leur essence, leurs actions physiques ou chimiques, et sur leurs vertus utilisables par l'homme. Elle visait à modifier ces substances, notamment à transmuter les métaux pour fabriquer de l'or, ainsi que pour obtenir un élixir capable de guérir tous les maux. L'agent de ces transformations était supposé pouvoir être obtenu par la réalisation du Grand Œuvre : c'est à dire par la découverte du grand secret de la Pierre Philosophale. Au 17e siècle, de nombreux alchimistes devaient abandonner le mirage de la Pierre philosophale pour ne s'intéresser qu'aux sciences de la  matière.

 

Ces trois formes de pouvoir occulte, la sorcellerie,  la magie et l'alchimie, ont des points communs et des différences. C'est ce que j'ai cherché à appréhender dans mon ouvrage, en me plaçant dans le fil d'une intrigue romanesque située dans le Marais breton du Bas Poitou[2], au 17e siècle. Ainsi mon roman met en scène trois personnages principaux, une sorcière, un mage et un alchimiste. Plus quelques autres ! Dont notamment un jeune chevalier qui sera épris d'amour pour la jeune sorcière, en un mot ensorcelé, et un religieux à vocation d'inquisiteur et d'exorciste.

 

Dans cet ouvrage j'ai essayé de faire le point de l'état des superstitions à cette époque, dans le peuple et chez les clercs, aussi bien laïcs que religieux.    Mes personnages sont fictifs, et l'histoire que je raconte est fictive. Mais les cadres géographique et historique, dans lesquels je les ai situés, sont réels ; ce sont ceux du Marais breton du Bas Poitou au milieu du 17e siècle.

 

Claude DELBOS 2006 Éditions DETRAD aVs 47 rue La Condamine 75017 Paris

www.editionsdetradavs.com

 



[1] Robert

[2] Ce que l'on appelait alors les Marais du Pays de Riez.

 

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